Foi,  Vaccins

Des cellules issues de fœtus avortés utilisées pour fabriquer les vaccins Covid

Signalons tout d’abord, que si la technologie employée pour ces nouveaux vaccins contre le Covid est totalement nouvelle (vaccins à ARNm ou à adénovirus ADN), l’utilisation des lignées cellulaires de fœtus avortés dans la production de vaccins, n’est, elle, pas une nouveauté.

En effet, plusieurs vaccins utilisés depuis des décennies ont recours à des lignées cellulaires obtenues suite à des avortements. C’est le cas, entre autres, du vaccin contre la rubéole, le zona, la varicelle, l’hépatite A.

Les autorités ecclésiastiques se sont d’ailleurs déjà penchées, à diverses reprises, sur le sujet. Ainsi, le débat, bien que peu médiatisé et peu audible par l’immense majorité des gens – y compris des catholiques – ne date pas d’aujourd’hui.

Cependant, la crise du Covid a ramené sur le devant de la scène ce fait objectif et de nouvelles informations sur l’obtention pratique de ces lignées cellulaires ont fait surface. Nous ne détaillerons pas ici les degrés de coopération avec le mal qu’il y a à accepter ces vaccins, d’autres l’ont fait de façon très complète et nous encourageons le lecteur à se tourner vers les deux articles suivants à ce sujet :

Nous allons tout d’abord présenter le principe des lignées cellulaires : de quoi parlons-nous ? Qu’est-ce qu’une lignée cellulaire, à quoi servent-elles et comment sont-elles obtenues ?

Le principe des lignées cellulaires

Que sont les lignées cellulaires ?

Une lignée cellulaire est une population homogène de cellules, stables après des mitoses successives, et ayant en théorie une capacité illimitée de division. Il s’agit en général de cellules cancéreuses prélevées chez un patient […], transformées artificiellement par un oncogène (un gène immortalisant […]) ou encore mutées […]. Elles sont d’un usage quotidien dans les laboratoires de recherches de biologie.

Les lignées cellulaires sont« des cellules ayant une capacité de division non limitée (on parle d’« immortalité en culture »). […] Les lignées sont soit des cellules cancéreuses, soit des cellules en voie de cancérisation, soit des cellules saines rendues « immortelles » artificiellement, soit des cellules souches. »

Ces lignées cellulaires peuvent provenir de cellules animales ou humaines. Certaines d’entre elles proviennent de cellules cancéreuses, d’autres proviennent de cellules embryonnaires (animales ou humaines).

Sources :

A quoi servent-elles et quelles sont les lignées qui proviennent de fœtus avortés ?

Les lignées cellulaires sont très utilisées en biologie. Depuis des décennies, des lignées de cellules fœtales provenant de fœtus avortés, ont été utilisées pour cultiver des virus et ensuite créer des virus inactifs pour les vaccins. Parmi les lignées cellulaires qui ont été créées à partir de fœtus avortés, on peut citer les lignées WI-38 ; MRC-5 (ces dernières, créées dans les années 1960 et 1970, ont été utilisées pour des vaccins contre la rubéole, l’hépatite A, la rage …), HEK-293 et ​​PER-C6. Tout vaccin qui repose sur ces lignées cellulaires historiques ne nécessitera pas de nouveaux avortements.

Quelles lignées interviennent dans les vaccins Covid ?

Deux lignées cellulaires provenant de fœtus avortés sont utilisées dans les vaccins Covid proposés actuellement : il s’agit de HEK- 293 et PER-C6.

La lignée cellulaire HEK-293 provient de cellules de rein d’un fœtus avorté dans les années 1970. Elle est utilisée par trois des quatre types de vaccins proposés aujourd’hui en France :

  • pour Astra Zeneca au cours de ses trois phases de fabrication : développement, production, tests.
  • pour Moderna et Pfizer-BioNtech, seulement au cours de la dernière phase : celle de tests.

La lignée cellulaire PER-C6 provient de cellules de la rétine d’un fœtus avorté en 1985. Elle est utilisée par le quatrième type de vaccin proposé en France : Janssen Johnson & Johnson, au cours de ses trois phases de fabrication : développement, production, tests.

Sources :

Comment sont fabriquées les lignées cellulaires de fœtus avortés ?

Alors, comme nous venons de le voir, les vaccins qui utilisent des lignées cellulaires fabriquées dans les années 1960, 1970 ou 1980 ne nécessitent plus de nouveaux avortements aujourd’hui. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par ceux qui estiment que ces vaccins Covid ne posent pas de problème moral : il s’agit de crimes passés, prescrits depuis plus de 40 ans, donc si les vaccins sauvent des vies, il n’y aurait pas d’objection à les utiliser. A notre avis, cet argument repose sur une méconnaissance profonde des processus utilisés pour obtenir ces lignées cellulaires et sur une évaluation incomplète des méthodes réellement employées dans les laboratoires de recherche en biologie.

Qui est Pamela Acker ?

Afin d’éclairer notre propos, nous proposons des extraits d’un entretien avec Pamela Acker, une biologiste américaine, spécialiste des vaccins et fervente catholique.

Elle connaît parfaitement bien le sujet des vaccins et le milieu où ceux-ci sont fabriqués, pour y avoir travaillé et pour avoir étudié le sujet depuis plus de 20 ans.

Elle a d’ailleurs écrit un livre sur cette thématique, traduit en français en août 2021 (« Les vaccins en question  » ).

Au cours d’un entretien réalisé pour le site américain LifeSiteNews, Pamela Acker, spécialiste des questions vaccinales, apporte des précisions sur le mode d’élaboration des lignées cellulaires et des réponses claires et pertinentes sur la dangerosité et les risques des différents vaccins COVID et de leurs effets secondaires insuffisamment connus sur la durée. On peut voir l’entretien en entier, traduit en français, sur le blog de Jeanne Smits ainsi que des précisions, sur les liens ci-dessous.

Comment sont fabriquées les lignées cellulaires issues de fœtus avortés, Pamela Acker explique

Le 23 janvier 2021 :

Journaliste : « Pouvez-vous donc nous expliquer précisément ce qu’est  HEK-293 ? Cela a-t-il impliqué un seul bébé, et qu’en est-il de toutes les autres lignées cellulaires fœtales ? »

Pamela ACKER : « Il existe actuellement un certain nombre de lignées cellulaires fœtales, et je vais vous en citer quelques-unes, répertoriées par Children of God for Life. Il y a WI-38, MRC-5, HEK-293, PER.C6, et une autre dont j’oublie le nom, qui a été développée en 2015 et qui n’est actuellement utilisée dans aucun vaccin, mais qui a le potentiel d’être utilisée dans des vaccins, et qui est utilisée dans d’autres traitements thérapeutiques. Il y a donc un certain nombre de ces lignées cellulaires qui sont actuellement utilisées pour développer diverses thérapies, depuis les vaccins jusqu’aux traitements contre la mucoviscidose.

La plupart des gens […] écartent la question d’un geste de la main et disent : « Oh, c’est un bébé qui est mort, nous ne pouvons pas revenir en arrière et défaire ce qui a été fait ; autant en tirer quelque chose de bon maintenant. » Ce qui, bien sûr, viole le principe du bien intégral et le fait que vous ne pouvez tout simplement pas utiliser les fins pour justifier les moyens. Mais je ne suis pas un théologien moral, je m’en tiendrai donc à la science relative à HEK-293.

[…] Pour produire une lignée cellulaire viable, il y a un certain nombre de choses qui entrent en jeu, et c’est très difficile à réaliser.

C’est pourquoi j’ai fait des recherches plus précises sur HEK-293 […], et notamment sur le système de numérotation utilisé. HEK signifie rein embryonnaire humain, mais 293 signifie que c’est la 293e expérience que ce chercheur a faite pour développer une lignée cellulaire. Cela ne signifie pas qu’il y a eu 293 avortements, mais pour 293 expériences, il faut bien plus qu’un seul avortement. Nous parlons probablement de centaines d’avortements. Et cela s’est fait avec la collaboration de certains hôpitaux.

[…] Lorsque vous essayez de cultiver des cellules en laboratoire, elles passent par un processus appelé immortalisation, pour développer une lignée cellulaire. Et les gens confondent cela – parce qu’on a l’impression qu’elles vivent éternellement – avec l’idée que vous pouvez faire vivre ces cellules éternellement dans un laboratoire. Or ce n’est pas possible. Vous pouvez les faire vivre beaucoup plus longtemps qu’une culture cellulaire primaire : si vous preniez un échantillon dans mon bras et que vous le mettiez en culture dans une boîte de Pétri, il survivrait le temps de quelques sous-divisions, mais pas très nombreuses. Mais, si vous y introduisez quelques mutations, il peut survivre beaucoup plus longtemps. C’est donc ce que vous obtenez lorsque vous avez une lignée cellulaire immortalisée […].

Les lignées cellulaires immortalisées reçoivent souvent des gènes promoteurs de cancer […] ainsi, elles peuvent se développer en laboratoire, non pas complètement indéfiniment, mais pendant beaucoup plus de générations.

[…] Les chercheurs qui ont été impliqués dans ce genre de choses ont déclaré publiquement qu’il « faut obtenir ce tissu dans les cinq minutes suivant l’avortement pour qu’il soit viable de manière optimale ; si vous attendez une heure, c’est inutile. »

[…] Dans de nombreux cas, les bébés… parce que c’est fait exprès à des fins de recherche…  vont effectivement être mis au monde par césarienne. Les bébés sont dans certains cas encore vivants lorsque les chercheurs commencent à extraire les tissus. Au point que leur cœur bat encore et qu’ils ne reçoivent généralement pas d’anesthésie car cela perturberait les cellules que les chercheurs essaient d’extraire. Ils retirent donc ces tissus alors que le bébé est encore en vie, dans des conditions extrêmement douloureuses, ce qui rend l’opération encore plus sadique. »

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2021/01/une-specialiste-des-vaccins-pamela.html

Le 23 février 2021 :

Pamela ACKER : « Lorsqu’une lignée cellulaire est développée (qu’il s’agisse d’une lignée cellulaire humaine ou animale), elle est généralement produite à partir d’un échantillon de tissu provenant d’un seul individu (les lignées cellulaires hybrides font exception). Ainsi, d’une part, il est techniquement correct de dire que la lignée cellulaire a été développée en utilisant un seul bébé avorté.  Cependant, cela ne donne pas une idée exacte du nombre de vies qui ont été réellement sacrifiées dans le processus de développement d’une lignée cellulaire de fœtus avorté.

[…] L’utilisation de lignées cellulaires de fœtus avortés dans la recherche médicale, à quelque niveau que ce soit, alimente une acceptation croissante de l’utilisation de bébés avortés dans d’autres types de recherche médicale.»

Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2021/02/pamela-acker-precise-et-source-ses.html

En conclusion

Ainsi, pour avoir une vision juste de la situation, on ne peut pas faire l’économie de se pencher sur ce qu’il se passe réellement dans les laboratoires : ce que font réellement les chercheurs, comment des lignées cellulaires fœtales sont obtenues, comment elles sont de plus en plus utilisées dans différentes recherches, et comment notre acceptation des premiers vaccins à base de lignées cellulaires fœtales (vaccins contre la rubéole, la varicelle, l’hépatite A …) a pavé le chemin à ce qui se passe aujourd’hui et alimente sans cesse ce marché, et enfin, comment ce que les catholiques accepteront ou pas aujourd’hui conditionnera le monde dans lequel on vivra demain.

En effet, il nous semble que nous ne pouvons pas passer sous silence le fait que d’accepter ces vaccins induit l’utilisation croissante des lignées cellulaires issues de fœtus avortés dans les laboratoires et va ainsi encourager l’acte mauvais. Ne peut-on pas penser que l’industrie pharmaceutique cesserait d’utiliser des lignées cellulaires de fœtus avortés si le peuple (ou au moins une partie significative de celui-ci) rejetait massivement et bruyamment tout produit utilisant ce type de lignées cellulaires ?

Les précisions apportées par Pamela Acker sur la manière particulièrement horrible avec laquelle sont pratiqués les avortements qui permettent d’obtenir ces lignées cellulaires sont à mettre en parallèle avec les faits, rappelés plus haut, que de nouvelles lignées cellulaires sont encore développées aujourd’hui, pour répondre à la demande croissante des chercheurs. Il ne s’agit pas de faits qui appartiennent au passé et qui seraient prescrits depuis 40 ans, mais bien de ce qui se passe aujourd’hui encore et de ce que l’on cautionne en ne s’opposant pas à ces pratiques.

Sans doute, si ces faits étaient davantage exposés au grand public, les catholiques ne seraient-ils peut-être pas les seuls à en être révulsés !

Synthèse sur les différents types de vaccins et les lignées cellulaires utilisées

Le tableau ci-dessous récapitule les lignées cellulaires issues de fœtus avortés utilisées dans les vaccins Covid.

Remarque : d’après nos recherches, les vaccins Covid ne contiennent pas de lignée MRC-5, contrairement à ce que l’on peut lire dans certains argumentaires contre ces vaccins. MRC-5 est une lignée cellulaire issue de fœtus avortés utilisée dans de nombreux vaccins (Hépatite A, Hépatite B, Rougeole, Oreillons, Rubéole, Zona, Varicelle, Rage, Variole …) mais elle n’est, à notre connaissance, pas utilisée dans les vaccins Covid. Les deux lignées utilisées sont HEK-293 et PER-C6.

Synthèse sur les différents types de vaccins et les lignées cellulaires utilisée :

Tableaux de synthèse : par https://la-verite-vous-rendra-libres.org/

Réalisés à l’aide des sources suivantes :