
Un QR Code obligatoire pour les prêtres : un moyen de répression contre ceux qui seraient réticents à suivre la doctrine bergoglienne ?
NDLR : sous couvert de bonnes intentions – l’enfer en est pavé – la Conférence des Évêques de France a annoncé au mois de mai dernier que la nouvelle version du celebret – la « carte professionnelle » des prêtres (qui était jusqu’à présent en version papier) – serait munie d’un QR Code qui renvoie aux données numérisées du prêtre et qui comportera un code à trois couleurs : Rouge – Orange – Vert, donnant différentes permissions dans l’exercice des fonctions des prêtres. A première lecture, l’objectif affiché peut paraître louable (protéger les fidèles de ceux qui ont commis des abus ou des imposteurs), mais cela ne nous rappelle que trop un certain « Pass Vaccinal », censé aussi protéger la population des « dangereux non vaccinés », qui ne sont finalement que ceux qui ne se sont pas conformés au diktat sanitaire du moment. Quelle utilisation pourra être faite de cette version « catholique » du Pass ?? L’outil ne pourra-t-il pas être très facilement détourné pour récompenser les fidèles à Bergoglio, et pour sanctionner ceux qui seraient plus attachés à défendre la vraie doctrine catholique qu’à promouvoir l’écologisme ou le wokisme ambiant ? … Le concept nous rappelle, en tout cas, un peu trop, des heures bien sombres de notre histoire récente ….
Qu’est ce que le « celebret » ?
Publié par eglise.catholique.fr le 5 mai 2023
Carte d’identification et de celebret pour tous les diacres, prêtres et évêques de France
Chaque prêtre possède un « celebret », un document qui atteste qu’il a été ordonné validement, qu’il est rattaché à un diocèse ou une communauté, et qu’il peut célébrer les sacrements. En novembre 2021 puis en novembre 2022, les évêques ont voté l’instauration et le déploiement d’un modèle national de carte d’identification et de celebret tenu à jour pour tous les évêques, prêtres (diocésains et religieux) et diacres. Il s’appuie sur un annuaire numérique national sécurisé des prêtres et diacres mis à jour et un système de QR codes.

Qu’est ce qu’un celebret ?
Le celebret est un document délivré par l’autorité ecclésiastique qui atteste que son détenteur est un prêtre, qu’il peut célébrer la messe et qu’il dispose de la faculté de confesser. Valable un an, il est l’équivalent de la carte de presse pour les journalistes ou de la carte d’identité professionnelle des avocats.
Qui délivre le celebret ?
Le celebret est délivré par l’autorité ecclésiastique (l’évêque pour les prêtres diocésains, et le supérieur majeur pour les prêtres religieux).
Sous quelle forme existe-t-il ?
Document officiel et administratif pour l’Église, le celebret est toujours remis sous format papier. Sa forme est variable selon les diocèses et les pays. Il peut ressembler à une carte d’électeur ou à une grande carte de visite. Il comporte toujours le sceau du diocèse qui l’émet.
Qui et quand peut-on demander son celebret à un prêtre ?
Le celebret peut être demandé lors d’un déplacement hors diocèse, en France ou à l’étranger, dans des sanctuaires ou en paroisses, ou sur des grands évènements comme les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), pour apporter la preuve qu’un prêtre est bien habilité à donner les sacrements, et n’est sous le coup d’aucune restriction entravant ses facultés sacramentelles.

Pourquoi créer un modèle national de celebret ?
Décidée par les évêques réunis en Assemblée plénière en novembre 2021, la création d’un modèle national contribue à homogénéiser le document entre les diocèses et les communautés religieuses, ainsi qu’à donner un moyen de mise à jour en temps réel des habilitations et restrictions.
Elle vise à de ne pas laisser les imposteurs (faux prêtres ou diacres) continuer à agir au détriment des fidèles et des sacrements, en créant de faux celebret.
Qui a décidé la mise en place d’un modèle national pour le celebret ?
En novembre 2021, un mois après la remise du rapport de la CIASE, les évêques réunis en Assemblée plénière à Lourdes votent un ensemble de mesures afin de poursuivre et d’intensifier la lutte contre les violences sexuelles dans l’Église. Parmi elles, la mesure 2.3, actant la mise en place d’un modèle national de celebret, mis à jour régulièrement, pour tous les prêtres, séculiers ou religieux.
Qui ce modèle national concerne-t-il ?
Ce modèle national concerne tous les prêtres, religieux et diocésains, incardinés ou effectuant leur mission en France, ainsi que les diacres permanents.
Sous quelle forme se présente la carte nationale de celebret ?
Concrètement, il s’agit d’une carte d’identification personnelle, d’un format identique aux nouvelles cartes d’identité, qui donne accès au celebret via un QR code à flasher avec son smartphone. Cette carte n’a pas de limite de validité, sauf en cas de changement de lieu d’incardination. Figurent sur cette carte les informations suivantes :
- une photo d’identité
- les informations d’incardination
- les prénom, nom, date et lieu de naissance du prêtre
- les informations concernant son ordination.
Il comporte également un identifiant personnel unique (ID), et un QR code.
Comment fonctionne le dispositif ?

Cette carte, nommée carte nationale de celebret, est appelée à remplacer le celebret en France et à l’étranger (en cas de déplacement à l’étranger de prêtres français). Concrètement, grâce au QR code, elle donne accès à l’annuaire national sécurisé des clercs incardinés ou affectés en France, qui contient toutes les informations des clercs sur le territoire français. Elle permet de consulter les informations personnelles du clerc de deux manières :
- en flashant le QR code avec un smartphone
- en se connectant au site celebret.cef.fr et en indiquant son nom et le numéro d’ID et en saisissant son code confidentiel.
Comment vérifier les habilitations et restrictions d’un prêtre ou d’un diacre ?
En flashant le QR code, avec un smartphone ou une tablette, un indicateur signale si le ministre ordonné a ou non des restrictions particulières à l’exercice de son ministère, mais sans en préciser la nature, afin de respecter la confidentialité de ces données personnelles.
Pour afficher le détail des droits et habilitations spécifiques dont il dispose, il faut saisir le code confidentiel à 4 chiffres du clerc.
Qui est habilité à demander à un ministère ordonné sa carte d’identification ?
Tous ceux qui encadrent une manifestation religieuse (un rassemblement, un pèlerinage, une messe) et qui sont chargés de l’accueil des ministres présents lors de celle-ci (un sacristain dans une église, le prêtre d’accueil dans un sanctuaire). En cas de refus du ministre ordonné de présenter sa carte, celui-ci ne pourra pas célébrer.
À quelles informations la carte nationale de celebret donne-t-elle accès ?
Trois niveaux d’informations sont accessibles via la carte nationale de celebret :
- les informations figurant sur la carte de celebret :
- nom, prénom
- date et lieu de naissance
- date et diocèse d’ordination
- QR code
- n° personnel
- les informations accessibles via lecture du QR Code :
- coordonnées et fonctions actuelles
- celebret : habilitations et restrictions particulières à l’exercice du ministère
- les informations concernant les habilitations et les restrictions éventuelles, accessibles par code confidentiel, à savoir :
- célébrer l’eucharistie en public
- prêcher
- baptiser
- confesser / avoir des entretiens pastoraux en tête à tête (avec mention du public restreint le cas échéant (les hommes/femmes/garçons/filles/hors congrégations-instituts)
- préparer et célébrer des mariages
- préparer et célébrer l’onction des malades
- célébrer des funérailles
- encadrer seul des groupes de jeunes
- se trouver seul avec un mineur même en espace visible
- participer à des émissions retransmises par radio, télévision ou internet
- une zone de texte libre pour les cas particuliers non prévus ci-dessus
Qui est chargé de mettre à jour les informations ?
Les informations seront mises à jour par les diocèses, via les évêques et les chanceliers pour les prêtres diocésains, et par les supérieurs majeurs pour les prêtres religieux.
Quand le déploiement du celebret pour tous les ministres ordonnés sera-t-il effectif ?
Les évêques ont reçu leur carte nationale de celebret lors de l’Assemblée plénière de mars 2023. Les concernant, la collecte de données destinées à renseigner l’annuaire national sécurisé auquel est connecté le dispositif, est terminée. Ce nouveau dispositif est donc d’ores et déjà opérationnel pour les évêques.
Concernant les 13 000 prêtres français, séculiers et réguliers, et les 3 000 diacres permanents, le travail de collecte des données est en cours, en lien avec la CORREF. Une fois achevée la collecte et la saisie des informations, les cartes d’identification sont émises, puis, après avoir enregistré les éventuelles restrictions, chaque diocèse ou congrégation religieuse les remet aux prêtres et diacres. Cette phase déjà commencée se poursuivra vraisemblablement jusqu’à la rentrée prochaine.
Une version papier du celebret est-elle toujours disponible ?
Une fois connecté au celebret via le QR code ou l’identification sur celebret.cef.fr, il est possible d’imprimer le celebret en format PDF, notamment pour les zones sans couverture réseau.
Publié par RCF le 12 mai 2023
Le nouveau celebret : un QR code pour certifier l’aptitude d’un prêtre à célébrer la messe

Les diocèses de France ont jusqu’à la fin de l’été 2023 pour mettre à jour leur base de données et délivrer aux prêtres et diacres une nouvelle version du celebret. La carte d’identité des clercs s’appuie désormais sur un QR code pour informer si un prêtre est apte ou non à célébrer la messe, ou à délivrer un sacrement. Une mesure prise dans le contexte de la crise des abus et des agressions sexuelles que traverse l’Église catholique.
La Conférence des évêques a annoncé ce mercredi 10 mai [2023] que le nouveau celebret sera opérationnel d’ici l’été 2023, pour les 18.000 prêtres et diacres français. C’est l’une des mesures décidées lors de l’assemblée plénière des évêques en novembre 2021 après la publication du rapport de la Ciase.
Un QR code pour connaître la situation des clercs
Il a la forme d’une carte bancaire. Le celebret, valable un an, mentionne pour son propriétaire son nom et sa date d’ordination, accompagnés de sa photo. Et d’un QR code : une fois scanné, celui-ci révèle quelle est la situation du prêtre ou du diacre par un code couleur. Vert : il peut célébrer tous les sacrements ; orange : le clerc est soumis à des restrictions ; rouge : interdiction de célébrer un sacrement. Si la couleur affichée est orange, pour afficher le détail des droits et habilitations dont dispose le prêtre, un code confidentiel permet d’accéder à la liste des sacrements que le clerc a ou non le droit ou non de célébrer.
Cette version moderne du celebret doit pouvoir être utilisée partout en France avant la fin de l’été 2023. Chaque diocèse a donc quelques mois pour compléter sa base de données. Le droit canonique prévoit que celle-ci soit mise à jour chaque année. Et en temps réel, en cas de sanction. « Dès qu’il y a une sanction, inévitablement le diocèse, l’évêque, le chancelier, le vicaire général, met à jour la base de données, c’est indispensable, ça ne souffre pas d’attendre », souligne Mgr Alexandre Joly, évêque de Troyes et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF).
Les personnes qui ont été victimes, elles ne peuvent pas comprendre que celui qui a posé des actes graves puisse continuer à célébrer
Aptes ou pas à célébrer les sacrements
Il s’agit d’une mesure prise à l’égard des fidèles, dans le contexte de la crise des abus et agressions sexuelles que traverse l’Église. On se souvient notamment de l’affaire Santier. L’évêque émérite de Créteil, accusé d’abus spirituels à des fins sexuelles et mis en cause par le Vatican en octobre 2021, avait été invité à célébrer la messe chrismale à Créteil en 2022. Ce qui a beaucoup choqué notamment les fidèles… « Les personnes qui ont été victimes, elles ne peuvent pas comprendre que celui qui a posé des actes graves puisse continuer à célébrer », explique Mgr Alexandre Joly.
L’objectif du celebret est donc de « pouvoir certifier » que le clerc « est apte à célébrer » une messe ou à délivrer des sacrements. Mais « la finalité n’est pas de contraindre ou de mettre des limites », assure le porte-parole de la CEF, qui rappelle que cette mesure répond à « ce que le droit canonique demande ». Mgr Joly rappelle que le celebret permet aussi de protéger les prêtres qui, dans « la grande majorité », « ne sont pas des personnes dont il faudrait se méfier ». « Le fait que certains prêtres ont commis des choses graves ne doit pas jeter la suspicion sur l’ensemble des prêtres », prévient Mgr Joly.
Une pratique qui n’est pas encore habituelle en France
Remis au clerc au jour de son ordination, le celebret existe depuis le Moyen Âge. Il s’est formalisé après le concile de Trente au XVIe siècle. Il a d’abord pris la forme d’une lettre de mission, avant de ressembler au permis de conduire en carton. « On n’est pas ne train d’inventer quelque chose de nouveau », rappelle donc Mgr Joly, qui admet : « Notre manière de faire était un peu artisanale ! »
Si l’usage du celebret est courant dans certains pays, ce n’est pas encore le cas en France. « Il faut petit à petit que l’habitude se mette en place », admet le porte-parole de la CEF. L’été sera le moment favorable pour utiliser le celebret, surtout dans les sanctuaires « où il y a le plus de prêtres qui viennent que l’on ne connaît pas » ou lors de rassemblements comme les JMJ, qui auront lieu à la fin du mois de juillet à Lisbonne. Le celebret délivré en France est d’ailleurs international. Les informations sont disponibles en trois langues – français, anglais et latin – afin de permettre aux prêtres séjournant à l’étranger dans le cadre de pèlerinages ou de rassemblements de célébrer en toute légitimité.
Publié par La Nouvelle République, le 11 mai 2023
Cinq questions sur le QR code permettant d’identifier les prêtres
La Conférence des évêques de France a annoncé la création d’un QR code pour identifier les prêtres et éviter que ceux qui ont été condamnés pour violences sexuelles continuent à célébrer des messes.

C’est une solution envisagée par la Conférence des évêques de France : un QR code pour identifier les prêtres condamnés pour violences sexuelles. Une technique qui permet de numériser la « carte d’identité » des prêtres, uniquement disponible jusqu’ici sous format papier.
Tour d’horizon du procédé en cinq questions.
Comment le QR code pourra-t-il être utilisé ?
Concrètement, le QR code sera présenté sur la forme d’une carte que la paroisse pourra scanner à l’arrivée d’un nouveau prêtre, afin de connaître son identité.
Le modèle fonctionne donc comme « une base de données générale », expliquait sur RMC Matthieu Rougé, évêque de Nanterre.
Les fidèles n’y auront pas accès, seuls les « prêtres de paroisse, un sacristain, un intendant de cathédrale ou un recteur de sanctuaire » pourront lire le code, explique l’évêque de Troyes Alexandre Joly, porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF).
Comment lire ce QR code ?
Il fonctionnera selon un code couleur : vert, orange ou rouge. Dans le premier cas, vert, cela signifie qu’il n’y a aucun problème, le prêtre peut confesser ou célébrer sans restrictions.
Dans le second cas, orange, cela indique que des restrictions ont été imposées à l’homme d’Église. Cette couleur n’indique pas nécessairement qu’il s’agit d’un agresseur, a expliqué Mgr Joly en conférence de presse. Par exemple, il peut s’agir d’un jeune prêtre, qui ne peut pas encore confesser car ordonné depuis peu.
Si la couleur qui apparaît est rouge, dans ce cas le prêtre ne peut pas célébrer de messe, ni confesser.
« Il suffit de flasher ce QR code. On arrive sur une page Internet et, tout de suite, on aura la couleur verte qui dira que ce prêtre peut célébrer », expliquait, carte en main, Mgr Alexandre Joly.
Quand entrera-t-il en vigueur ?
Depuis mars déjà, 120 évêques de France disposent de ce QR code. Le dispositif va être élargi à l’ensemble de l’Église normalement d’ici la fin de l’année 2023.
En tout, 16.000 personnes sont concernées : 13.000 prêtres ainsi que 3.000 diacres. À terme, le QR code doit remplacer le celebret, soit le document délivré par l’autorité ecclésiastique attestant que le prêtre peut célébrer ailleurs que dans l’église à laquelle il est rattaché.
Pourquoi a-t-il été imaginé ?
Par son code couleur rapidement identifiable, cette carte d’identité numérique doit permettre de repérer les prêtres déjà condamnés pour violences sexuelles et donc éviter de les voir célébrer une messe dans une paroisse qui ne connaîtrait pas son historique.
Le dispositif découle d’une « décision prise en novembre 2021 », après la publication du rapport Sauvé qui a révélé l’ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique depuis 1950, a expliqué Mgr Alexandre Joly. « Il nous a paru indispensable de voir ce que nous pouvions changer […] pour rendre l’Église sûre », a-t-il ajouté.
Autre raison invoquée : éviter les usurpateurs, ceux qui se font passer pour prêtres alors qu’ils n’en sont pas. Les responsables d’une paroisse auront alors la certitude qu’il s’agit d’un homme d’Église qualifié.
Comment les victimes réagissent-elles ?
Le dispositif ne convainc pas tout le monde. Les associations de victimes par exemple pointent du doigt l’absence du motif, comme le relaie BFM : la couleur rouge indique que le prêtre ne peut pas exercer, sans préciser pourquoi. Selon elles, ce n’est pas légal.

