Automobilistes,  Perte des libertés

ZFE en sursis : le Parlement organise la fin d’un symbole écologique hors-sol

Publié par France Soir le 22 janvier 2026

Le 20 janvier [2026], une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs a validé un compromis actant la disparition progressive des zones à faibles émissions (ZFE). Une alliance transpartisane rebat les cartes d’une politique climatique devenue explosif social, avant des votes décisifs fin janvier.

Quatorze parlementaires ont scellé un accord qui sonne comme un désaveu politique des ZFE, ces périmètres urbains bannissant les véhicules les plus polluants. La décision prolonge le vote de l’Assemblée et confirme un basculement assumé par la droite, le Rassemblement national et une partie de l’ex-majorité présidentielle. Selon la chaîne parlementaire LCP, la commission a été « conclusive », verrouillant un texte difficilement amendable.

À l’origine, le projet de loi visait à « simplifier la vie administrative des entreprises ». Il est devenu un cheval de Troie politique. L’article consacré aux ZFE supprime le cadre national imposé aux agglomérations de plus de 150 000 habitants, laissant aux élus locaux la responsabilité de trancher. Une réponse directe à la colère d’automobilistes, de commerçants et d’élus dénonçant un dispositif jugé « punitif » pour les ménages modestes, peu aidés pour changer de véhicule.

Créées par la loi Climat et Résilience, les ZFE visaient à réduire la pollution de l’air. Des études publiques montrent une baisse du dioxyde d’azote à Paris ou Lyon depuis leur mise en place. Mais l’argument sanitaire s’est fracassé sur la réalité sociale. Aides inégales, transports alternatifs insuffisants, dépendance automobile hors centres-villes : le compromis révèle l’échec d’une écologie hors-sol.

Les votes des 27 janvier [2026] à l’Assemblée et 29 janvier [2026] au Sénat peuvent encore infléchir le texte, avant un éventuel contrôle du Conseil constitutionnel. Pour l’heure, face à l’arbitrage entre climat et pouvoir d’achat, le Parlement a choisi de desserrer l’étau, quitte à laisser aux métropoles le soin d’assumer seules la contrainte.

Source : https://www.francesoir.fr/politique-france/zfe-en-sursis-le-parlement-organise-la-fin-d-un-symbole-ecologique-hors-sol


Publié par MPI le 21 janvier 2026

Fin des ZFE, ces zones d’exclusion

La bataille contre les fameuses ZFE, ces zones à faibles émissions, zones d’exclusion des personnes, a porté ses fruits. Elles viennent d’être supprimées par une commission mixte paritaire (CMP), rassemblant 14 sénateurs et députés.

L’écologie punitive ne fait plus recette

L’écologie punitive ne fait plus recette, si ce n’est qu’elle fait perdre des électeurs. Virage en grand des élites politiciennes pour calmer les esprits.

La levée de boucliers contre les ZFE de multiples Français, dont la parole a été entendue par les médias de ré-information et ceux dit dissidents, a portée ses fruits. Ce dispositif des zones à faible émission, voulu par Emmanuel Macron, mis en place en 2021 dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités (LOM), et destiné à exclure de certains territoires les véhicules les plus polluants, a comme corollaire d’exclure des villes mais aussi de la banlieue proche les personnes qui ne peuvent s’offrir des voitures récentes répondant aux critères arbitraires de technocrates déconnectés du réel. Des millions de véhicules étaient impactés par cette mesure, ce qui signifie des millions de familles.

Une telle exclusion sociale génératrice de nombreux problèmes pour les familles désargentées a suscité le tollé au sein de la population française et une bataille s’est engagée entre d’un côté certaines associations comme Civitas International, et collectifs, dont Les Gueux, voire quelques députés, et le gouvernement et le Parlement de l’autre. Une bataille victorieuse aujourd’hui.

Les ZFE, une mesure voulue par Emmanuel Macron

En juin 2025, à l’initiative du parti Les Républicains (LR) et du Rassemblement national (RN), l’Assemblée nationale avait toutefois intégré une mesure supprimant les ZFE. Mais, la chute du gouvernement Bayrou, avait empêché d’aller au bout du processus législatif.

Hier mardi 20 janvier [2026], une commission mixte paritaire (CMP), rassemblant 14 sénateurs et députés, a maintenu la suppression de ces ZFE dans le texte final qui va être soumis à un vote définitif à l’Assemblée nationale le 27 janvier [2026], avant d’être examiné par le Sénat le 28 janvier [2026].

Cette CMP avait comme premier objectif de trouver un texte de compromis sur le projet de loi de simplification de la vie économique qui contient l’article «15 ter» sur les ZFE mais elle l’a donc finalement supprimé.

« Un an de mobilisation et la victoire au bout. Cette horrible loi d’exclusion meurt », s’est aussitôt réjoui le maire de Saint-Brès Laurent Jaoul, l’un de plus féroces opposant à ce dispositif. Les LR et le RN se réjouissent également de cette victoire contre les ZFE, qu’ils revendiquent.

Cependant, la mort totale des ZFE n’est pas encore actée : certains députés de gauche ou macronistes évoquent déjà une inconstitutionnalité du texte de la CMP au prétexte que cette décision serait sans lien direct avec l’objet principal du projet de loi, et prévoient donc de saisir les ‘sages’ du Conseil Constitutionnel dont on connait la partialité toute soumise à Macron et à la gauche. Gauche, macronistes, LFI vont largement voter contre ce texte « devenu fourre-tout » selon eux. Voilà donc une autre des contradictions de cette gauche bobo et radicale-chic qui se dit sociale : le sort des petits, des sans-dents, n’est pas sa priorité… Mais l’a-t-il été un jour ? Jamais !

Francesca de Villasmundo

Source : https://www.medias-presse.info/zfe-exclusion-fin/214598/