Foi,  Homélie - Enseignement,  Vie après la mort

« Dans Ta miséricorde, Tu nous donnes la vie éternelle » – Commentaire de Sainte Faustine Kowalska

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 1743 (Petit journal, la Miséricorde divine dans mon âme ; trad. Apostolat de la Miséricorde divine ; Parole et Dialogue, 2002, p. 576)

Dans Ta miséricorde, Tu nous donnes la vie éternelle !

Dieu, qui par Ta miséricorde as daigné appeler le genre humain du néant à l’existence, Tu l’as comblé des largesses de la nature et de la grâce. Mais cela paraissait encore trop peu pour Ta bonté. Toi Seigneur, dans Ta miséricorde, Tu nous donnes la vie éternelle. Tu nous admets à Ton bonheur éternel et Tu nous fais participer à Ta vie intérieure, et Tu le fais uniquement à cause de Ta miséricorde. Tu nous combles ainsi de Ta grâce, uniquement parce que Tu es bon et plein d’amour. Nous n’étions pas du tout nécessaires à Ton bonheur, Seigneur, mais Tu veux partager Ton propre bonheur avec nous.

Mais l’homme n’a pas résisté à l’épreuve ; Tu pourrais le punir comme les anges, en le rejetant pour l’éternité, mais ici apparaît Ta miséricorde et Tes entrailles se sont émues d’une grande pitié et Tu as promis de restaurer Toi-même notre salut. C’est par l’abîme inconcevable de Ta pitié que Tu ne nous as punis comme nous le méritions ; que Ta miséricorde soit louée, ô Seigneur ; nous allons la louer durant tous les siècles. Les anges on été stupéfaits par la grandeur de la miséricorde que Tu as témoignée aux hommes…


Sainte Faustine et le purgatoire

20. Je vis mon ange gardien qui m’ordonna de le suivre. En un instant je me trouvai dans un endroit enfumé, rempli de flammes, où se trouvaient une multitude d’âmes souffrantes qui prient avec ferveur, mais sans efficacité pour elles-mêmes ; nous seuls pouvons les aider. Les flammes qui les brûlaient ne me touchaient pas. Mon ange gardien ne me quittait pas un seul instant. Et je demandais à ces âmes, quelle était leur plus grande souffrance. Elle me répondirent d’un commun accord que c’était la nostalgie de Dieu. J’ai vu la Sainte Vierge, visitant les âmes au Purgatoire. Elles l’appellent « Etoile de la mer ». Elle leur apporte du soulagement. Je voulais encore leur parler, mais mon ange gardien m’avait déjà donné le signal du départ. Nous sortions de cette prison de douleurs quand Dieu a dit : « Ma Miséricorde ne veut pas cela, mais la justice l’exige ». Depuis ce moment je suis en relations plus étroites avec les âmes souffrantes.

21. Fin du postulat. 29 avril 1926. Mes supérieures m’envoyèrent à Cracovie, au noviciat. Une joie inconcevable inondait mon âme. Lorsque nous arrivâmes au noviciat, Soeur …. était mourante. Quelques jours plus tard elle vint vers moi et me pria d’aller chez la Mère Maîtresse pour lui dire qu’elle demande à son confesseur l’abbé Rospond de célébrer une messe et de prier trois ferventes oraisons à son intention. Tout d’abord j’acceptai ; mais le lendemain après réflexion, je résolu de ne pas me rendre chez la Mère Maîtresse, car je me demandais si je n’avais pas rêvé. Je me rendis donc immédiatement chez elle.

517. La veille du jour des Morts, je suis allée, à la nuit tombante, au cimetière qui était fermé. Cependant j’ai entr’ouvert la porte et j’ai dit : « Si vous attendez de moi quelque chose, mes petites âmes, je le ferai volontiers si la règle le permet ». Alors j’ai entendu ces mots : « Fais ce que Dieu veut. Nous sommes heureuses dans la mesure où nous avons accompli la volonté de Dieu ».

518. Le soir, ces âmes sont venues et m’ont demandé de prier pour elles, ce que j’ai fait et, longuement. Et le soir, quand la procession revenait du cimetière, j’ai vu un grand nombre d’âmes qui nous accompagnaient à la chapelle. Il y en avait qui priaient avec nous. J’ai beaucoup prié, car j’avais la permission de mes supérieures.

519. Pendant la nuit, je fus à nouveau visitée par une âme que j’avais déjà vue autrefois. Elle ne m’a pas demandé de prier pour elle, mais elle me fit des reproches disant qu’autrefois j’étais très vaniteuse et orgueilleuse. Et voila que maintenant j’intercédais pour les autres, alors que j’avais encore des défauts. J’ai répondu que j’étais très orgueilleuse et vaniteuse ; mais que je m’en étais confessée, que j’avais fait pénitence pour ma stupidité, et que j’avais confiance en la bonté de mon Dieu. Si je tombais parfois maintenant, c’était plutôt involontairement, jamais avec préméditation, même dans les plus petites choses. Cependant cette âme se mit à me reprocher de méconnaître sa grandeur, universellement reconnue pour ses grandes actions : « Pourquoi es-tu la seule à ne pas me louer ? » Soudain, j’ai compris que c’était le démon sous l’aspect de cette âme, et j’ai dit : « La gloire n’est due qu’à Dieu. Va-t-en Satan ! » Aussitôt cette âme tomba dans un gouffre effrayant, impossible à décrire. Et je lui ai dit que j’en parlerai à toute l’Eglise.

593. A un certain moment, une religieuse décédée qui était déjà venue me trouver plusieurs fois, m’est apparue. Quand je la vis pour la première fois, elle souffrait la torture, puis graduellement ses souffrances diminuèrent et cette fois, je la vis rayonnante de bonheur. Elle me dit qu’elle était déjà au Ciel, et alors je me dis que Dieu a éprouvé cette maison par la souffrance parce que la Mère Générale a éprouvé des doutes, comme si elle ne croyait pas ce que j’ai dit à cette âme. Comme signe qu’elle est seulement au Ciel, Dieu va bénir cette maison. Puis elle s’est approchée de moi et me serrant cordialement, elle m’a dit : « Je dois déjà partir ». J’ai compris à quel point la communication est étroite entre les trois étapes de la vie de l’âme, c’est-à-dire : la terre, le Purgatoire et le Ciel.

Source : Petit Journal de Sœur Faustine

Source : http://misericordedivine.fr/Sainte-Faustine-et-les-ames-du.html

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