Évangile,  Foi

Évangile du jour : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,15-20

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris


Bienheureux Columba Marmion (1858-1923), abbé
Les « instruments des bonnes œuvres » (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 177-178 ; rev.)

« C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Mt 7,16)

Est-ce que nos œuvres ne sont pas nôtres ? Certainement, puisque c’est nous qui agissons ; mais ces œuvres ne sont bonnes que si nous les accomplissons, mus par la grâce, dans la foi et l’amour du Christ.

Nous sommes les branches, le Christ est la racine. Est-ce la racine qui porte les fruits ? Non, c’est la branche, c’est nous ; mais la branche, en tant que unie par le tronc à la racine et tirant la sève de la racine ; nous, en tant que unis au Christ Jésus et puisant la grâce en lui. Si, à la vue d’une branche couverte de beaux fruits, nous croyons qu’ils sont produits par la branche, abstraction faite de l’union de celle-ci à la racine, nous sommes dans l’erreur ; la branche ne les produit qu’en allant puiser dans la racine le suc nécessaire à leur formation. Ainsi en va-t-il de nous ; ne l’oubliez jamais : la grâce du Christ Jésus est la racine ; et la branche séparée du tronc, de la racine, est une branche morte : tel est notre sort, si nous ne demeurons pas unis au Christ par la grâce.

Cette union comprend d’ailleurs une infinité de degrés ; plus elle sera vive, forte, c’est-à-dire, moins il y aura en nous d’obstacles à la grâce, et plus notre foi et notre amour seront profonds, plus nombreux aussi seront les fruits que nous porterons