Apparitions,  Foi,  Maria Simma,  Vie après la mort

Extraits du livre « Derniers témoignages de Maria Simma » – Partie 11

Un beau témoignage sur la réalité du Purgatoire. Un livre qui nous invite à repenser notre vie à la lumière de l’éternité et à en tirer les conséquences. Maria Simma (5 février 1915 – 16 mars 2004) était une mystique autrichienne qui pouvait communiquer avec les âmes du purgatoire. Mondialement connue, Maria Simma raconte d’une manière simple ses relations avec les âmes du purgatoire qui s’adressent à elle pour demander du secours. Après la première publication du petit livre « Les âmes du purgatoire m’ont dit » (Editions du Parvis), Nicky Eltz reprend le flambeau 25 ans plus tard en réalisant cet ultime entretien. Cet ouvrage sous forme de questions/réponses offre l’exposé le plus complet de Maria Simma édité en langue française. Ce sont ses dernières révélations recueillies deux ans avant sa mort.
Ce livre est truffé d’anecdotes vécues par Maria Simma avec les « pauvres Ames ». Il donne de précieuses lumières sur la prière, le jeûne, le ciel, les anges, la sainte messe, les saints, l’enseignement de l’Eglise et de la bible, le pape, les évêques, les prêtres, les religieux, les églises, la confession, le rosaire, les sacramentaux, les autres religions, les protections et orientations, les limbes, les sciences occultes, l’enfer et Satan, la maladie, la mort, les funérailles, les tombes, le mariage, la famille, les enfants, le travail, l’argent, les apparitions mariales, la souffrance et la réparation.

Source : https://boutique.barroux.org/derniers-temoignages-maria-simma-lte5016


Croyez-vous qu’ils trouveront un remède contre le sida?

Nous avons déjà le remède, mais comme il n’enrichirait personne et qu’il est très impopulaire, les gens continueront encore de ne pas le voir pendant un certain temps. Le remède, c’est Jésus et les Dix commandements. Il ne nous les a pas donnés pour nous dominer mais uniquement pour nous protéger et nous rendre forts et libres.

Ce serait alors un remède préventif. Mais que penser d’un remède qui guérirait une fois que la maladie a été contractée?

Cela aussi est déjà réalisé dans des endroits où l’on prie beaucoup.

Où ça?

J’ai entendu parler d’un endroit en Italie, mais le nom m’échappe, et il y a aussi Medjugorje où c’est déjà arrivé. Ce qui importe n’est cependant pas l’endroit exact mais plutôt le nombre de prières.

Lorsque les gens se rassemblent en un lieu où l’on prie beaucoup, qu’ils ont déjà été examinés par des médecins, des psychiatres et des prêtres, et que leur état semble s’aggraver plutôt que s’améliorer, cela peut-il être provoqué par des Pauvres Ames?

Oui, c’est possible; mais si tel est le cas ce serait causé par des Pauvres Ames encore très bas dans le Purgatoire. Un bon exorciste pourra alors empêcher les défunts d’accabler les vivants.

Maria, pouvez-vous me donner un exemple où le refus de pardonner a entraîné l’apparition d’une maladie?

Oh! C’est si souvent la cause d’une maladie. Oui, je me souviens d’un cas à Innsbruck où une jeune femme ne pouvait pas pardonner à son père. La situation était la suivante: lorsque son père vivait, il ne procurait jamais aucune joie à ses enfants et, dans le cas de cette jeune femme, lorsqu’une bonne position s’est présentée, il a refusé de la lui laisser prendre. C’était un travail qui lui aurait donné une bonne formation et le fait de le lui interdire l’a obligée à errer dans la vie sans une éducation adéquate. Et c’est cela qu’elle ne pouvait tout simplement pas lui pardonner. Peu de temps après sa mort, il lui est apparu – pas seulement une fois, mais trois fois – en la suppliant de lui pardonner. Mais non, sa fille ne le pouvait tout simplement pas. Elle est alors tombée malade et durant sa maladie, l’idée lui est soudain venue qu’elle devrait lui pardonner. C’est ce qu’elle a fait, et très profondément, de tout son cœur. La maladie a rapidement disparu.
Je ne me souviens pas exactement de quelle maladie il s’agissait, mais il était devenu très clair qu’elle était due à ce long refus de pardonner. On ne peut pas toujours oublier les choses, mais on doit toujours pardonner. Le refus du pardon est le plus lourd fardeau dont nous puissions nous charger et la cause des plus grandes limitations que nous puissions nous imposer en cette vie. En apportant tout cela à Dieu, nous redevenons tellement plus libres et plus comblés. Et le pardon sera suivi d’une compréhension bien plus profonde de ce qui s’est réellement passé. Cela aussi est une grâce immense et très importante.
Oui, j’ai aussi un autre cas. Il s’agissait d’un très vilain cas de démangeaison qui affligeait une femme depuis plus de vingt ans. Tout ce que la médecine moderne pouvait faire c’était de lui prescrire une crème extrêmement chère pour diminuer la démangeaison. Elle rencontra un jours au cours d’un pèlerinage un homme expérimenté et très pieu qui se tourna vers elle et son mari au lors d’un dîner et leur dit simplement: « Demandons à Jésus de nous dire la cause de cette affection sur vos mains et votre jambe droite à partir du genou. » À l’instant même, il eut la vision intérieure d’une femme, les bras tendus vers une petite fille et le genou droit au sol. La petite fille était cette femme lorsqu’elle était enfant et la personne dans la vision était sa mère. Cette mère avait négligé de prendre ses enfants dans ses bras et particulièrement cette fille maintenant adulte; à son tour, la fille n’avait jamais pu pardonner à sa mère. Après avoir entendu l’explication, le mari se tourna vers sa femme et lui dit: « C’est vrai, c’est tellement vrai. Tu ne le lui as jamais pardonné. » Les larmes aux yeux, elle fut obligée de l’admettre. Pendant deux ou trois jours, elle apporta cette intention dans ses prières et à la messe, et son état s’améliora au point de ne laisser que quelques séquelles du mal. Ils sont rentrés chez eux et l’homme qui avait eu la vision n’a jamais su par la suite si les démangeaisons avaient ou non totalement cessé, mais elles n’avaient pas disparu immédiatement. On ne peut pas s’attendre à ce que le pardon soit accordé de façon totale du jour au lendemain, mais Jésus avait bien montré ce soir-là aux personnes présentes quelle était l’origine du problème.
Encore une fois, la maladie était apparue d’une manière qui aurait pu rappeler aux vivants le péché de l’ancêtre, et de cette manière, l’âme toujours au Purgatoire s’est fait connaître et a imploré le pardon sans lequel elle ne pouvait être délivrée. Je suis certaine que cette âme, dont je n’ai jamais appris le nom, est au Ciel et que sa fille est libérée d’un mal qui l’avait affectée et fait souffrir durant des décennies, en plus de lui coûter beaucoup d’argent.

Maria, vous avez mentionné plus tôt que Satan envoie des maladies sur les gens par l’intermédiaire de sorcières qui ont des démons sous leur contrôle. Comment discerner si une maladie est causée par cela ou par quelque chose d’autre?

En priant avec ou sur la personne. Si la maladie vient d’ailleurs, l’exorcisme ou la prière de délivrance n’apportera aucun changement, mais si elle vient des démons, on le verra. Il y aura au début des tentatives pour le cacher ou le combattre, mais avec un peu de persévérance, la maladie finira par s’en aller. Aujourd’hui, dans les hôpitaux, le terme de « virus » pourrait bien en être le signal avertisseur. Ce mot est souvent utilisé par les médecins lorsqu’il s’agit d’une chose qu’ils ne peuvent pas expliquer. Lorsqu’un tel cas se présente, demandez à un prêtre ou à un puissant intercesseur d’intervenir et faites prier parents et amis pour une intercession rapide de Notre- Dame et de saint Michel. Le prêtre devrait aussi apporter de l’eau bénite exorcisée et consacrée, ou mieux encore, de l’huile.

Pouvez-vous me donner un exemple ou deux de maladies envoyées à quelqu’un par l’action des démons?

Je pense actuellement à trois cas. Un cas de pneumonie, un autre de leucémie, et le troisième était un cas de douleurs dorsales très brèves mais horriblement douloureuses.
C’est ce dernier cas que je connais le mieux parce qu’il s’agissait d’un ami qui avait accepté de travailler bénévolement auprès d’un des prêtres les plus respectés d’Europe. Cet ami souffrait d’un nerf légèrement pincé entre la troisième et la quatrième vertèbre. Il a d’abord été traité par des injections d’un relaxant musculaire, mais cela n’a fait qu’empirer les choses. La douleur était devenue terrible.
Il a alors soupçonné que ce pouvait être démoniaque et il a fait venir deux prêtres. Le premier a émis des doutes, mais, malgré une longue et infructueuse discussion, il s’est finalement décidé à prier. Dès l’instant où il a commencé à prier, la douleur a explosé et a commencé à se propager de haut en bas et de bas en haut dans l’épaule, le bras et la cuisse du côté droit. C’était comme si une fourchette lui déchirait les muscles et s’arrêtait pour s’enfoncer entre les jointures. La douleur courait de haut en bas pendant que le prêtre priait puis, après trois ou quatre minutes, elle s’estompa. Durant tout ce temps, mon ami avait presque perdu connaissance au milieu des spasmes, des pleurs et des cris. Quand tout fut terminé, le prêtre était en larmes et reconnaissait finalement que le soupçon était fondé. Six heures plus tard, mon ami ayant un peu dormi, le deuxième prêtre, celui pour lequel il travaillait, arrivait à son tour et commençait lui aussi à prier contre la douleur. Le combat ne dura cette fois que le tiers du temps précédent et la douleur disparut entièrement. Le lendemain matin, il était de nouveau debout alors qu’il était alité depuis cinq jours et il put reprendre son travail comme avant.
Deux semaines plus tard, il m’a rendu visite ici et a présenté la situation à un ami exorciste. Cet homme a prié pour chasser la toute petite partie du mal encore présente et a découvert qu’il avait été envoyé sur mon ami par quelqu’un de la première ville où il avait travaillé. Mon ami ne connaissait pas cette personne, mais le fait que le prêtre ait eu un assistant aussi loyal et persévérant avait suffi pour rendre l’autre furieux.
Est-ce que les prières de guérison et de délivrance peuvent aider à distance si la personne n’est pas encore ouverte à ce qu’on prie sur elle?

Oui, absolument, et beaucoup trop de gens, y compris des prêtres, n’ont pas une foi assez forte pour le croire et par conséquent ils ne les pratiquent pas. Jésus a guéri le serviteur du centurion à distance et lui a dit ensuite: « Va, il en sera fait selon ce que tu as cru. » Jésus a guéri le serviteur à cause de la foi de son maître, mais ce n’est pas la foi du maître qui a opéré la guérison. Les gens sont parfois inquiets en pensant que leur foi n’est pas assez forte. Jésus n’est jamais trop faible pour aider, mais nous devons souvent attendre car son plan est fréquemment différent du nôtre.
Dans les cas où la personne malade est éloignée, il est cependant utile d’avoir le plus d’information possible lorsqu’on prie pour sa guérison. Il est souvent nécessaire de nommer spécifiquement les influences démoniaques avant qu’elles ne lâchent prise et disparaissent, et pour cela nous devons prier beaucoup, faire notre travail avec persévérance et avoir confiance en Dieu qui nous donnera ce dont nous avons besoin.

Lorsque les gens viennent vers vous avec des perturbations et que vous prenez les noms de leurs parents défunts, êtes-vous témoin de la paix qui envahit les individus, la famille ou la maison en question après les messes et les autres prières?

Oui, mais dans la mesure où nous restons en contact. Beaucoup de gens gardent le contact pendant un certain temps et, sans être psychiatre ou médecin avec tous ces noms compliqués à la bouche, je suis certainement capable de dire si un enfant dans la détresse redevient rapidement paisible et heureux, et sans thérapie ni médicaments. Cela me réjouit beaucoup de constater continuellement ces changements. Jésus et Marie n’excluent personne de leur Paix et de leur Joie!

Dans beaucoup de domaines la médecine d’aujourd’hui se sert de l’hypnose dans ses thérapies ou pour découvrir ce qui, dans le passé, pourrait avoir quelque chose à voir avec la maladie. Les âmes vous on-elles déjà parlé de l’hypnose ?

Les âmes m’ont dit que l’hypnose est dangereuse et que c’est un péché. Personne n’a le droit de pénétrer dans notre subconscient, et même si cela arrive, les témoignages obtenus sont très peu fiables.
Les gens qui croient au mensonge de la réincarnation fondent parfois leur croyance sur les résultats de l’hypnose. Ce n’est là qu’un des cas où un péché relativement mineur conduit à beaucoup de confusion.

Lorsque les gens sont très malades et éprouvent de grandes souffrances, qu’est-ce que les médecins traitants ont le droit de faire qui serait autorisé par Dieu?

Une âme m’a dit un jour qu’elle avait à souffrir énormément parce que, étant médecin, il avait raccourci la vie de ses patients par des injections pour diminuer les souffrances. Les médecins n’ont jamais le droit de tuer un patient, mais ils ont le droit d’administrer des médicaments pour atténuer la douleur. Dieu seul donne et enlève la vie. Autrement, il s’agit d’un meurtre comme n’importe quel autre meurtre.


Lorsqu’un médecin enlève réellement la vie à un patient, est-ce que l’âme du patient doit souffrir au Purgatoire le temps qu’elle n’a pas pu souffrir sur terre, ou est-ce le médecin qui devra lui-même compléter ce temps?

C’est le médecin lui-même, et s’il ne change pas et ne met pas fin à cela par la confession, la pénitence et la réparation, c’est sa famille et les générations suivantes qui en subiront les conséquences, et très durement.

Mon Dieu! Connaissez-vous des cas où les générations suivantes ont souffert, et comment?

Oui, j’en connais. Je me souviens d’un cas concernant la belle-fille d’un médecin qui pratiquait régulièrement l’euthanasie. Elle avait perdu de nombreux bébés alors que la mère et le père étaient en parfaite santé, et les médecins étaient tout à fait perplexes devant les nombreux accouchements d’enfants mort-nés qu’elle avait vécu. Cette souffrance portée par le couple de la génération plus jeune était une réparation partielle dont Dieu avait besoin pour les péchés de ce médecin qui euthanasiait ses patients. C’était la justice de Dieu.

Cela veut-il dire que tout médecin avorteur et sa famille devront endurer tout ce que les enfants qu’il a tués auraient souffert au cours de leur existence normale s’ils avaient pu vivre leur vie comme Dieu l’avait prévu pour eux?

Oui. À moins qu’il ne cesse immédiatement et fasse réparation, c’est assurément ce que cela signifie!

J’ai entendu dire que les villes de Sarajevo, Mostar et Vukovar étaient, avant l’éclatement de l’ancienne Yougoslavie, les villes où les avortements étaient le plus facilement accessibles. Lorsqu’il est question de la justice de Dieu, cela explique-t-il pourquoi ces villes ont souffert le plus de dommages durant la guerre des Balkans?

Certainement! Là où les péchés contre la vie sont le plus nombreux, Dieu organisera sa justice de façon inévitable. Que cet exemple soit un avertissement pour tous les gouvernements, les tribunaux et les médecins à l’Est comme à l’Ouest!

23 – LA MORT

Vous avez tant fait pour les Pauvres Ames qu’à votre mort vous serez sûrement escortée au Ciel par des milliers d’âmes et vous n’aurez pas à…

Oh! Non! Je n’imagine pas aller au Ciel sans passer par le Purgatoire, parce que chaque faute s’additionne. Dieu m’a avertie de tant de choses à cause de mes contacts avec les Pauvres Ames et ma responsabilité en est par conséquent beaucoup plus grande. C’est à proportion de notre conscience que nous devons souffrir. Mais j’espère bien recevoir quand même un peu d’aide (rire)

Qu’est-ce qui arrive aux gens qui commettent un suicide? Est-ce que certains sont venus vous visiter?

Oui, beaucoup. Ce qui leur arrive dépend entièrement de la raison pour laquelle ils se sont suicidés. Beaucoup de gens sont venus me voir à ce sujet et jusqu’à présent une seule âme s’était perdue. Dans la grande majorité des cas, les plus responsables sont ceux qui ont peut-être été coupables de diffamation à leur endroit, ou qui leur ont refusé leur aide, ou qui les ont acculés au point qu’ils ont «disjoncté». Dans ces cas-là, les autres sont plus responsables qu’eux. Ces âmes regrettent cependant d’avoir commis cet acte. Et c’est souvent dû à une maladie. Une personne en bonne santé envers qui on se conduit correctement ne fait normalement pas une chose comme ça.

Avez-vous eu la visite d’âmes mortes d’une surdose? Sont-elles perdues?

Certaines sont venues. Là encore, cela dépend. Dans le cas des toxicomanes invétérés, ils ne peuvent réellement plus rien faire d’autre, à moins que Dieu n’intervienne avec puissance. Dans bien des cas les médecins ont raison de dire: « C’était uniquement à cause de la drogue. » Mais même alors ils doivent beaucoup souffrir. Les drogues dures sont absolument sataniques de sorte qu’on devrait là aussi avoir recours aux prières contre ces démons. De plus en plus de cas sont guéris sans aucun des horribles symptômes de l’état de manque, et lorsque cela arrive, c’est toujours Notre-Dame et saint Michel qui chassent les soldats de Satan. Les dealers de ces poisons vont particulièrement regretter leurs actes durant leur temps de réparation et d’expiation, s’ils ne sont pas entièrement perdus.

Pouvez-vous parler d’un cas où quelqu’un a été sauvé en raison d’un changement dramatique aux portes de la mort?

Oui. Un homme est venu un jour avec deux noms pour savoir ce qui leur était arrivé. Lorsque je lui ai demandé de me dire quelque chose sur ces deux personnes, il a refusé en me disant qu’il les apportait pour savoir si je disais la vérité. J’ai répondu que c’était très bien comme ça et j’ai attendu qu’une Pauvre Ame vienne me donner les réponses. Un mois plus tard environ, il est revenu me demander si j’avais déjà les réponses et j’ai dit que oui: l’homme était tout au fond du Purgatoire et ne pouvait pas encore en être délivré alors que la femme était allée droit au Ciel sans passer par le Purgatoire. Je lui ai passé le papier sur lequel j’avais noté les réponses que j’avais reçues, et il en a été très choqué. Il m’a accusée d’être une menteuse. Je lui ai demandé comment il pouvait dire cela et j’ai voulu qu’il me dise quelque chose au sujet de ces deux personnes, un homme et une femme.
D’après mon visiteur, l’homme avait été le prêtre le plus pieux de toute la région. Ce prêtre était toujours là une demi-heure avant la messe et restait toujours plus longtemps que tout le monde. Et il a continué à m’en faire l’éloge. Puis il m’a expliqué que la femme avait mené une existence fort misérable, énumérant un grand nombre de ses péchés les plus graves pour m’en convaincre. Lorsqu’il eut fini, je dois admettre que j’étais moi-même devenue un peu incertaine et j’ai accepté de reposer la question, mais cette fois en demandant une explication. Je pensais que j’avais pu noter les réponses en face du mauvais nom et qu’elles étaient peut-être inversées. Nous avons donc tous les deux attendu un peu plus longtemps les deuxièmes réponses. Elles sont venues et, non, elles étaient toujours les mêmes. L’homme était bien tout au fond du Purgatoire et la femme était montée tout droit au Ciel!
En voici l’explication: la femme, qui est morte la première, avait perdu la vie sous un train. Ce n’était pas un suicide; elle avait dû trébucher ou glisser et tomber. Au moment de s’apercevoir que sa mort était inévitable, elle dit à Dieu: « C’est très bien que tu me prennes, parce qu’au moins maintenant je ne pourrai plus t’insulter. » Cette phrase ou cette pensée, a presque tout effacé et elle est montée au Ciel sans passer par le Purgatoire. Le prêtre, au contraire, avait bien été tout ce que cet homme avait dit de lui, mais en même temps il n’avait jamais cessé de critiquer ceux qui n’allaient pas à la messe aussi tôt que lui et il avait même refusé d’enterrer cette femme dans son cimetière à cause de sa mauvaise réputation parmi ses paroissiens. Ses critiques et ses jugements continuels, comme ceux qui concernaient cette femme, lui avaient mérité les profondeurs du Purgatoire. Ainsi, nous ne pouvons jamais, au grand jamais, juger et deviner à partir de ce que nous pensons savoir. Mon visiteur a reconnu ces vérités et, s’excusant du fond du cœur, il est reparti satisfait de ces nouvelles que beaucoup chez lui attendaient avec impatience.

Dieu répond-il de façon particulière lorsque quelqu’un donne sa vie pour une autre personne?

Les Pauvres Ames m’ont dit que mourir pour un autre, soit en mourant à sa place ou en tentant de le sauver, est toujours une sainte mort. Cela signifie que cette action va supprimer une grande partie de ce qui restait à effacer.
Il y a environ vingt ans, je connaissais un jeune homme qui n’avait pas la réputation d’être particulièrement dévot. Je le savais parce que sa famille habitait à côté de chez moi. Il avait cependant un bon trait de caractère particulièrement marqué qui était de toujours insister pour aider les autres. Il arriva qu’un hiver spécialement dur il entendit quelqu’un crier au secours et alla aussitôt vers la porte. Sa mère tenta de le persuader de ne pas y aller parce qu’il était toujours prêt à prendre des risques. Elle aurait voulu que quelqu’un d’autre y aille pour cette fois. Mais il était impossible de l’arrêter et il s’est précipité à l’extérieur. À peine eut-il passé la porte qu’il fut emporté par une avalanche de neige poudreuse. On le retrouva mort le jour suivant. Les autres garçons eurent alors ce commentaire: « On ne voudrait pas mourir comme il est mort. » – « Qu’est-ce que vous voulez dire par là? » leur ai-je demandé. – « Eh bien, vous ne savez pas tout ce qu’il a pu faire… » – « Craignez tout ce que vous voulez, mais mourir comme il l’a fait pour quelqu’un d’autre élimine très certainement toute possibilité qu’il soit perdu. C’est toujours une sainte mort. » Quelques jours plus tard, il m’est apparu pour me dire qu’il n’avait besoin que de trois messes pour être délivré. J’ai quand même exprimé une certaine surprise, et il a répondu: « Oui, parce que je suis mort en essayant de sauver quelqu’un, Dieu s’est occupé de tout le reste. » Ce à quoi il a ajouté: « Jamais je n’aurais eu de nouveau la chance de connaître une mort aussi joyeuse. »

Il doit y avoir une différence entre celui qui meurt en essayant de sauver quelqu’un d’autre, et celui qui perd la vie à cause de son imprudence.

Oh! Oui! Lorsque quelqu’un meurt uniquement parce qu’il s’est placé dans une situation à haut risque, cela ne veut pas dire que son heure était venue. Si l’accident est survenu sans aucune faute de la part de la personne, c’est bien Dieu qui l’a alors rappelée à lui. Mais s’il y a faute de la part du défunt, c’est la personne elle-même qui est cause de ce qui est arrivé.
Je connais un jeune homme qui est mort à Vienne dans un accident de motocyclette parce qu’il dépassait les limites de vitesse. Il m’a dit par la suite que s’il avait été plus prudent, Dieu lui aurait accordé encore trente années à vivre. Lorsque je lui ai demandé s’il avait été prêt pour l’éternité, il m’a dit non, mais que Dieu donne à tous ceux qui ne le méprisent pas activement la possibilité de regretter ce qu’ils ont fait. Et ce jeune homme regrettait beaucoup tout ce qu’il avait fait.

Au moment de la mort, l’âme voit-elle clairement la lumière de Dieu, et dans sa plénitude?

Non, pas clairement, mais suffisamment pour désirer aller vers elle. La clarté et la plénitude relatives dépendent de l’état de l’âme à ce moment-là.

Lorsque nous prions pour que quelqu’un ait une mort paisible, cela lui permet-il réellement de la connaître?

Est-ce que Dieu est sourd? Cela peut même aider si la personne que nous portons dans notre cœur est morte depuis longtemps. Dieu et la prière ne sont d’aucune façon limités ou affectés par le temps. Dieu est encore là cinquante ans en arrière et il est déjà là dans cinquante ans d’ici. Il nous aidera dans la mesure exacte où nous lui faisons confiance.

Mais si nous pouvons prier pour que quelqu’un qui est déjà mort connaisse une mort paisible, est-ce que ça ne veut pas dire que nous pouvons aussi sauver des âmes qui sont déjà en Enfer?

Non, ce qui est perdu est perdu; mais les grâces de ces prières seront distribuées ailleurs dans le même but – permettre à quelqu’un de mourir dans la paix.

Est-ce que Dieu va sauver quelqu’un de l’Enfer sachant qu’on va prier plus tard pour cette personne?

L’amour et la miséricorde de Dieu étant infinis, je ne vois pas pourquoi il ne le ferait pas.

Jusqu’à quel point devrions-nous prendre au sérieux les dernières volontés d’un mourant?

Je trouve que nous devrions les prendre très au sérieux et faire de notre mieux pour qu’elles soient respectées et remplies, mais à trois conditions, et sous ces conditions je les considérerais comme sacrées. La raison en est que dans le processus de la mort, Dieu permet aux hommes de voir les choses d’une façon très différente de celles dont ils les voyaient lorsqu’ils étaient vivants et, en un sens, maîtres de la situation. Ces trois conditions sont les suivantes: 1) La personne était saine d’esprit au moment de la mort. 2) Le désir, considéré objectivement, n’était pas mauvais. 3) La personne est morte dans une paix relative. Si ces trois conditions sont réunies, nous devrions certainement aller de l’avant et accomplir leurs dernières volontés.

Si quelqu’un devait empêcher l’accomplissement des dernières volontés d’un mourant, cette action – qui est souvent l’équivalent d’un vol perpétré aux dépens du défunt – est-elle plus lourde de conséquences que le même vol commis sur une personne vivante?

Oui. Dieu la juge beaucoup plus sévèrement parce que les défunts ne peuvent plus rien changer si leurs dernières volontés n’ont pas été correctement exécutées.

Lorsque qu’on sait qu’on va mourir, quelle est la meilleure façon de s’y préparer ?

Prier et tout donner à Dieu. S’ouvrir complètement à sa bonté et lui faire entièrement confiance.

Et quelle est la meilleure façon d’aider les mourants?

Prier avec eux, naturellement, et leur dire la vérité tout entière. Dites-leur ce que vous pouvez concernant la lumière de Dieu, et que nous ne sommes jamais, jamais seuls. Suggérez avec beaucoup d’amour une confession si elle n’a pas déjà été faite. Priez pour eux avec notre Sainte Mère et demandez-Lui d’accompagner sur leur route ces enfants qui Lui appartiennent. Notre Mère ne manquera jamais de nous répondre.

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Source Extrait : https://forum-religion.org/viewtopic.php?t=25559

Extrait du livre « Derniers témoignages de Maria Simma » : https://boutique.barroux.org/derniers-temoignages-maria-simma-lte5016

Le livre en entier en pdf : https://la-verite-vous-rendra-libres.org/wp-content/uploads/2025/05/maria-simma-Dernieres-revelations-extraordinaire-sur-les-ames-du-purgatoire-de-Maria-Simma-avec-table-matiere-Livre-pdf-complet.pdf