Guerre : qui sont les Français qui pourraient être appelés en cas de mobilisation générale ?
Publié par Ça m’intéresse le 18 avril 2025
En cas de guerre, les civils sont-ils obligés de partir au combat ?
En cas de guerre de grande ampleur, la question de la mobilisation des citoyens ressurgit avec force. L’armée française est aujourd’hui composée de professionnels, mais les textes juridiques prévoient encore la possibilité de rappeler les civils sous les drapeaux. Alors, les Français pourraient-ils être contraints d’aller combattre ?
La possibilité d’un rappel des civils existe, mais elle dépend d’une décision politique exceptionnelle. Depuis la suspension du service militaire en 1997, l’armée française repose sur un modèle professionnel. Toutefois, le droit prévoit qu’en cas de conflit majeur, le retour à la conscription et la mobilisation générale restent envisageables. Cela signifie que, dans certaines circonstances extrêmes, des civils pourraient être appelés à prendre les armes. Mais les conditions, les modalités et les limites de ce retour forcé à la guerre sont strictement encadrées. Décryptage.
Quels textes encadrent l’obligation éventuelle pour les civils d’aller combattre ?
La Constitution française et le Code de la défense prévoient la possibilité d’une mobilisation générale, même si cette situation n’a pas été appliquée depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette mobilisation peut être générale ou partielle, et ne peut être décidée que par décret pris en Conseil des ministres et signé par le président de la République. Elle est prévue par le Code de la défense, dans les articles L2141-1 à L2141-4. La mobilisation générale vise tous les citoyens non exemptés des obligations militaires, et elle est juridiquement possible car la conscription n’a pas été abrogée, mais simplement suspendue par la loi du 28 octobre 1997. En clair, cela signifie que tout civil peut être mobilisé, en fonction de son âge, de ses compétences et de l’état de la situation. La décision, bien que théoriquement prévue, reste cependant hautement improbable dans le contexte actuel, tant pour des raisons logistiques que politiques.
Quels Français pourraient être concernés par une mobilisation militaire ?
En premier lieu, ce sont les militaires d’active qui constituent la première ligne de défense. L’armée française compte actuellement environ 151 000 militaires professionnels. À ces forces s’ajoutent environ 33 700 réservistes volontaires, répartis entre l’armée de Terre, la Marine et l’armée de l’Air et de l’Espace. En cas de besoin extrême, la mobilisation pourrait être étendue à des civils, notamment les hommes âgés de 18 à 45 ans, soit l’ancienne tranche d’âge concernée par le service militaire. Cette mobilisation serait établie en fonction des besoins de l’armée, des compétences de chacun et des critères d’aptitude physique. À noter que les femmes, historiquement non concernées par la conscription, font aujourd’hui partie intégrante des forces armées, représentant près de 17 % des effectifs. Elles pourraient donc également être mobilisées, à condition de remplir les critères exigés.
Peut-on refuser de combattre si l’on est mobilisé ?
La loi prévoit des exemptions et des recours possibles. Certaines catégories de la population peuvent bénéficier de dispenses : problèmes médicaux, charges de famille, ou encore objection de conscience, sous réserve de conditions strictes. En effet, l’objection de conscience est reconnue en France, mais elle doit être justifiée par des convictions profondes et constantes, et validée par une commission compétente. Refuser de se soumettre à une mobilisation ordonnée légalement expose à des sanctions pénales. Toutefois, dans les faits, les autorités doivent évaluer la situation individuelle de chaque personne appelée. De plus, la préparation d’une mobilisation de masse nécessiterait une organisation lourde et des infrastructures adaptées, ce qui n’est plus le cas actuellement. Cela rend donc peu probable une application stricte et uniforme de cette obligation en l’état.
Les civils sont-ils protégés en cas de conflit, même s’ils ne sont pas mobilisés ?
Oui, et cette protection est même au cœur du droit international humanitaire. Depuis les conventions de Genève de 1949, les civils bénéficient d’un statut protégé en période de guerre. Cela signifie que les parties en conflit doivent épargner la population non combattante, interdire les attaques indiscriminées, et garantir l’accès aux secours humanitaires. Le principe de distinction impose aux forces armées de différencier strictement les cibles militaires des civils et de leurs biens. Les civils ne doivent pas être pris pour cibles, et toute attaque les concernant doit respecter les principes de proportionnalité et de précaution. En cas de déplacement forcé, des règles strictes encadrent leur protection : respect du consentement, de l’unité familiale, et garantie de sécurité. Ces principes sont également repris par les Nations Unies dans le cadre des opérations de maintien de la paix, où la protection des civils est une mission prioritaire.
Sources :
- La constitution, que prévoit-elle en cas de guerre ? – Conseil constitutionnel
- Protection des civils en cas de conflit armé : que dit le droit ? – Vie Publique
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle, relu, corrigé et complété par les journalistes de la rédaction de « Ça m’intéresse »
Publié par Le Messager le 23 novembre 2025
Guerre : qui sont les Français qui pourraient être appelés en cas de mobilisation générale ?
Les tensions géopolitiques se multiplient depuis plusieurs années dans le monde. En cas de mobilisation générale dans le cadre d’un conflit armé et en l’absence de service militaire obligatoire, qui pourrait être appelé ?
En France, le service militaire obligatoire n’existe plus depuis 1997. Quant au service national universel lancé par Emmanuel Macron en 2019, il n’a pas pour vocation d’offrir une formation militaire. Mais surtout de renforcer le lien entre la jeune génération et l’État.
Depuis plusieurs années, le monde connaît de vives tensions géopolitiques et des guerres, comme en Ukraine. Face à cette instabilité, qui sont les Français qui pourraient être appelés en cas de mobilisation générale ? On fait le point.
200 000 militaires
Actuellement, la France compterait dans ses rangs 200 000 militaires et 40 000 réservistes, selon RTL. L’Hexagone est la deuxième nation européenne en matière d’effectif, derrière la Pologne. Parmi les militaires engagés, on retrouve 100 000 soldats dans l’armée de terre, 35 000 dans la marine et 38 000 dans l’armée de l’air. À cela se rajoutent les gendarmes ou encore le personnel du service de santé des armées.
Dans un contexte de guerre, c’est le Président de la République qui peut décréter la mobilisation générale via un décret en Conseil des ministres, indique Ouest France. Dans un premier temps, l’ensemble des militaires de métier et les réservistes seraient mobilisés pour la défense du pays.
Une situation floue
Si les effectifs ne sont pas assez suffisants, les citoyens pourraient être aussi concernés. En se basant sur le Code de la défense et la dernière mobilisation survenue en 1939, les hommes en état de combattre et âgés de 18 à 45 ans pourraient être appelés. Seulement ce dispositif se heurte à une problématique, il est fondé en grande partie sur la conscription.
Or le dispositif a été suspendu en 1997, en même temps que le service militaire. Même si la loi n’a pas été abrogée, actuellement peu d’hommes cocheraient la case service militaire et âge légal pour combattre. Enfin, les autres civils pourraient aussi être réquisitionnés, si l’on se base sur les informations collectées lors du service national ou de la journée défense et citoyenneté.
Aujourd’hui, aucune loi ne dicte clairement qui seraient les Français concernés par un appel à la mobilisation générale. Contrairement aux deux précédentes guerres mondiales, les femmes pourraient aussi être amenées à combattre.


