Le 21 octobre 2025, le Parlement européen a adopté une réforme qui impose un examen médical pour conserver son permis de conduire
Publié par L’Automobiliste.fr le 14 avril 2026
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la sécurité routière en Europe. D’après le magazine Pleine Vie, le 21 octobre 2025, le Parlement européen a adopté une réforme qui impose un examen médical pour conserver son permis de conduire. L’objectif affiché est de réduire les accidents et d’harmoniser les règles entre les États membres. Cette mesure suscite beaucoup d’attention, mais elle soulève aussi des questions sur la sécurité et les nouvelles obligations pour les conducteurs.
Pourquoi cette réforme ?
Les routes européennes enregistrent chaque année près de 20 000 décès. Ce chiffre alarmant a poussé les autorités à durcir les règles de sécurité routière. La réforme vise à revoir les conditions d’obtention et de renouvellement du permis : la validité de 15 ans pourrait être fixée, voire 10 ans si le permis sert aussi de pièce d’identité. Par ailleurs, le député italien Matteo Ricci a rappelé que les nouvelles règles empêcheront quiconque ayant perdu son permis pour une infraction grave dans un pays européen de conduire dans un autre État membre.
Ce qui va changer concrètement
Au moment du renouvellement, les conducteurs devront désormais attester de leur capacité physique et cognitive via un contrôle médical obligatoire. Le but est de repérer des troubles qui affectent la vigilance, la vision ou les réflexes, pour prévenir les accidents avant qu’ils ne surviennent. Les conducteurs de plus de 65 ans seront particulièrement concernés : la validité de leur permis pourrait être raccourcie avec une visite médicale obligatoire.
Pour que la réforme fonctionne mieux, un partage renforcé d’informations entre les pays membres sera mis en place pour une harmonisation des règles. Cela doit permettre une application équitable des sanctions et éviter qu’un automobiliste contournant les restrictions puisse conduire dans un autre État membre.
Ce que disent les réactions et quelles alternatives
Les réactions sont partagées. Plusieurs associations saluent cette décision pour son potentiel à limiter les accidents liés à des conducteurs inaptes, notamment chez les seniors. Mais l’obligation d’un examen médical systématique inquiète aussi : certains seniors craignent une stigmatisation liée à leur âge.
La réforme prévoit une alternative : les États membres peuvent proposer un questionnaire d’autoévaluation à la place de l’examen médical. Cette option permettrait aux conducteurs d’évaluer eux-mêmes leur aptitude à conduire. Certains experts jugent cette autoévaluation trop laxiste et peu fiable, tandis que d’autres la considèrent plus acceptable pour les usagers, car elle offre une certaine flexibilité.


