Cas de hantavirus en France : « à ce stade », les experts ne recommandent pas (encore) le port du masque
Publié par BFM TV le 11 mai 2026
Un cas avéré et une vingtaine de cas contact au hantavirus des Andes sont pour l’instant signalés sur le territoire français. Dans ce contexte, une téléspectatrice interroge BFMTV: faut-il porter le masque? Voici ce qu’en disent les experts.
Serait-il le moment de ressortir des placards les boîtes de masques chirurgicaux et FFP2? C’est la question adressée à BFMTV ce lundi 11 mai par Sonia, une téléspectatrice, alors qu’un cas du Hantavirus a été identifié en France, ainsi que 22 cas contacts « plus ou moins proches » selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
À cette heure, il est bien trop tôt pour que cela soit préconisé, comme l’a expliqué sur BFMTV le professeur Pierre Tattevin, chef du services des maladies infectieuses au CHU de Rennes:
« Pour l’instant, nous n’avons vraiment aucune indication de transmission en dehors du contexte très particulier de cette croisière (le navire MV Hondius, NDLR). Le port du masque serait recommandé si nous avions des informations montrant que le virus était sorti de ce contexte-là ».
Le médecin se veut rassurant, indiquant qu’il n’y avait à ce stade que « très peu de raison » de croire à un scénario impliquant un retour du masque, comme cela avait pu être le cas pendant une longue période en raison de l’épidémie de Covid-19.
Pour le grand public, il n’est donc, à cette heure-ci, pas le moment d’envisager le retour du masque grand public – du moins pas en raison de la circulation du hantavirus des Andes. Pour les professionnels en contact avec des personnes potentiellement contaminées, le protocole est différent.
Comme l’explique l’ECDC, l’organisme européen de contrôle des maladies, il est recommandé aux professionnels de santé de porter du matériel « contre les projections de gouttelettes »: gants, blouses, lunettes de protection et masques FFP2.
Les pharmacies françaises disposent de stocks « pour un ou deux mois » en cas de besoins
Dans l’éventualité, à ce stade non privilégiée, d’un port du masque étendu, les Français pourraient-ils s’équiper? Joint par BFMTV, Philippe Besset, le président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France se veut très rassurant sur les stocks de masques détenus en officine.
S’il insiste sur le fait qu’à ce stade, il est un peu tôt pour se poser la question, le spécialiste juge tout de même les moyens à notre disposition suffisants, au cas où.
« On a de quoi faire face, facilement un mois ou deux (…) le temps de s’organiser », explique-t-il à BFM.
En plus des stocks détenus par les pharmacies, l’État dispose d’un stock de masques dans une réserve stratégique. Malgré quelques craintes soulevées par l’industrie du plastique soulevée en raison de la paralysie du détroit d’Ormuz, dont le composant entre dans la plupart des produits médicaux à usage unique, les autorités françaises sont rassurantes.
« Nous avons les stocks nécessaires de masques, de tests, puisque les tests, qui sont des tests PCR que nous savons bien faire, qui sont réalisés à l’Institut Pasteur, sont aussi disponibles« , a assuré sur France 2 la ministre Stéphanie Rist.


